Les syndicats de médecins libéraux ont appelé à la grève du 5 au 15 janvier 2026 pour dénoncer un budget de la Sécurité sociale jugé austéritaire, qui remettrait en cause la médecine libérale et, selon eux, dégraderait encore l’accès et la qualité des soins pour les patients.

Un budget jugé « destructeur » pour la médecine libérale

Les organisations syndicales considèrent que la loi de financement de la Sécurité sociale 2026 donne à l’État un pouvoir unilatéral sur les tarifs, en marginalisant la négociation conventionnelle entre Assurance maladie et médecins. Elles dénoncent une enveloppe de dépenses de ville en faible progression par rapport à l’hôpital, estimant que cela asphyxie les cabinets et compromet la pérennité des soins de proximité.

Atteinte à la liberté d’exercice

Pour les syndicats, plusieurs mesures constituent des « attaques frontales » contre leur indépendance professionnelle. Sont notamment visés des dispositifs de contrôle renforcé (mise sous objectifs en matière d’arrêts de travail, sanctions liées à l’usage des outils numériques, encadrement des dépassements d’honoraires), perçus comme une gestion technocratique du soin au détriment du jugement clinique.

Des mesures vécues comme contraires à l’intérêt des patients

Les médecins libéraux soutiennent que l’affaiblissement économique et réglementaire de leurs cabinets se traduira par moins de temps médical disponible, des fermetures de cabinets et un recul de l’offre dans des territoires déjà fragiles. Ils affirment que la standardisation par des objectifs chiffrés (arrêts de travail, prescriptions, actes) risque d’aligner les décisions médicales sur des impératifs budgétaires plutôt que sur les besoins individuels des patients.

Un problème profond sur l’accès aux soins

Cette grève s’inscrit dans un problème plus large lié à la crise démographique médicale, aux difficultés d’installation et à la surcharge administrative, que les syndicats estiment non prises en compte par le budget. Selon eux, en ne redonnant pas d’attractivité à la médecine libérale (revalorisation des actes, simplification, reconnaissance de la responsabilité médicale), les pouvoirs publics aggravent les délais de rendez-vous et les inégalités territoriales d’accès aux soins.

Un mouvement symbolique et d’alerte

Le mot d’ordre « la médecine libérale ne répond plus » vise à frapper les esprits en montrant ce que serait un système sans médecine de ville solide, au prix de perturbations importantes mais temporaires pour les patients. Les syndicats présentent ce mouvement comme un dernier recours pour défendre un modèle de soin de proximité, fondé sur une relation médecin‑patient individualisée, qu’ils jugent menacé par une logique purement comptable.

MY HEALTHY accompagne la médecine libérale.

Chez MY HEALTHY, si vous suivez nos analyses, ce thème est récurrent. Mais il est récurrent parce qu’il est impératif d’être astucieux et de continuer à se battre pour que la médecine libérale puisse continuer de soigner et que l’accès aux soins soit un accès équitable pour tous.

Nous sommes convaincus que les initiatives gouvernementales, bien que nécessaires, ne doivent pas dégrader le travail des médecins libéraux. A elles seules elles ne pourront pas absorber le choc et l’inflation structurelle des dépenses de santé.

Il faut trouver des alternatives pratiques, concrètes, qui apportent une bouffée d’air frais aux praticiens comme aux patients. C’est pourquoi nous militons pour que des solutions concrètes soient mises à disposition :

  • Pour les patients : Les solutions de paiement différé ou de paiement en plusieurs fois représentent une réponse immédiate et concrète. Elles permettent de lisser la dépense sur plusieurs mois, rendant abordables les soins qui auraient été autrement reportés.
  • Pour les praticiens : Ces solutions permettent de garantir l’accès au soin pour tous leurs patients sans impacter leur trésorerie ni leur facturation, renforçant ainsi la relation de confiance et l’éthique médicale.

L’enjeu n’est pas seulement économique ; il est sociétal. Lutter contre le renoncement aux soins, c’est préserver la santé de la nation et l’esprit de solidarité qui fonde notre modèle social.

Sources : Le Quotidien du Médecin , Le Monde